L’étude montre que ces formulations de Round Up® agissent à des doses infinitésimales (dilués jusqu’à 100.000 fois ou plus) et elles
programment la mort cellulaires en quelques heures, ainsi que des
dommages des membranes et de l’ADN, et empêchent la respiration
cellulaire. Différents types de cellules humaines ont été étudiées
: des cellules de nouveau-né fraîchement issues de cordon ombilical,
ou de lignées moins sensibles spécialement utilisées pour mesurer la
toxicité des polluants. L’étude montre également que le mélange de
différents constituants adjuvants des Roundup® amplifie
l’action du principe actif de l’herbicide, le glyphosate ; et qu’un
de ses produits de transformation (l’AMPA) peut être encore plus
toxique. Cela est grandement sous-estimé par la réglementation
actuelle qui ne tient pas compte de ces phénomènes et fixe par
exemple des Limites Maximales en résidus pour le glyphosate, quelle
que soit sa formulation de vente.
Le MDRGF salue cette nouvelle étude. L’association demande aux
autorités en charge de l’évaluation des pesticides de réévaluer les
diverses formulations de Round Up® en prenant en compte ces effets
multiplicatifs de la toxicité du glyphosate par ses adjuvants. De
plus « le MDRGF s’associe au CRIIGEN pour demander que les
analyses de sang détaillées de chaque mammifère ayant reçu de
l’herbicide lors des tests réglementaires avant autorisation
commerciale soient immédiatement rendues publiques, car elles
pourraient masquer des effets indésirables. » déclare François
VEILLERETTE, Président du MDRGF qui s’inquiète également de la
présence de ces résidus de glyphosate et de ses adjuvants dans les
sojas OGM importés en Europe servant à l’alimentation animale.