Agrivoltaïsme : une histoire de la concurrence entre production d’énergie et alimentation #1

Format : Visioconférence
Dates, horaires et lieu : samedi 06 juin 2026
Intervenant·e·s :

Jacques Thibault, paysan Conf’ retraité membre du CDPENAF (à confirmer)

Clément Osé, écrivain (à confirmer)

Un.e membre de la coordination nationale photorévoltée (à confirmer)

Frédéric Devesa, paysan Conf’ PACA – groupe agrivoltaïsme (à confirmer)

Pour nous contacter :

Lucile Alemany, coordinatrice générale : contact@lesamisdelaconf.org/ 07.88.53.46.99

Contexte :

« NOUS NE TOMBERONS PAS DANS LE PANNEAU DE L’AGRIVOLTAÏSME !

Le couplage entre production solaire et production agricole est présenté comme un moyen pour développer les énergies renouvelables et apporter un complément de revenu aux agriculteurs. À première vue, l’agrivoltaïsme a tout pour plaire.

Mais en réalité l’agrivoltaïsme soulève de nombreux enjeux.

Tout d’abord, la « solution » ou « complément » financier qu’il apporte au revenu des paysans ne fait que masquer la réalité d’un système agricole en crise.

D’autre part, si l’agrivoltaïsme est présenté comme une réponse à la nécessaire transition énergétique, ces projets ne produisent pas une énergie aussi verte qu’on voudrait bien nous le faire croire. Les atteintes à la vocation nourricière de la terre du fait de son artificialisation, la dégradation des paysages, la fragmentation des habitats et les conséquences sur la biodiversité doivent aussi être pris en compte pour tirer un bilan sur cette production énergétique.

De plus, ces projets n’échappent pas à la logique industrielle. Alors que le photovoltaïque a toute sa place sur les espaces déjà artificialisés (toit des zones industrielles, bâtiments d’habitations indivuelles), c’est son déploiement massif sur des surfaces homogènes (car défrichées ou facile à aménager : (ex)prairies, (ex)forêts, (ex)vignobles, (ex)cultures maraîchères), qui intéresse les industriels du secteur. En effet, c’est sur ce type d’espaces que les marges d’exploitation sont les plus importantes pour les investisseurs.

(ex)prairies, (ex)forêts, (ex)vignobles, (ex)cultures maraîchères ? En effet, la mise en place de ces infrastructures énergétiques se fait souvent au détriment des conditions de travail des paysans, des conditions de vie des animaux et des cultures (rappelons qu’un panneau photovoltaïque ne joue pas le même rôle qu’un arbre dans un écosystème). Dès lors, ces installations constituent bien souvent un détournement d’usage agricole (ou naturel) des terres !

Enfin, il ne faut pas oublier que le monde agricole connaît déjà de fortes pressions sur le foncier (prix des terres élevés, concentration, accaparement), tendances que l’agrivoltaïsme ne fait qu’accentuer. En effet, les revenus à l’hectare liés à l’exploitation énergétique de ces infrastructures dépasse largement celui des productions agricoles (parfois plus de 5000€ de loyer mensuel par hectare pour l’agriculteur…). La spéculation qui s’en suit contribue dès lors à l’augmentation des terres agricoles ainsi qu’au délaissement de la vocation agricole et nourricière de ces terres.

En définitive, canopées photovoltaïques, fermes photovoltaïques, champs photovoltaïques sont autant de mots derrière lesquels se cache l’usurpation des terres et du travail des paysan.ne.s.

Objectifs de la formation :

 

    • Maîtriser le contexte de développement de l’agrivoltaïsme (historique, politiques énergétiques, cadre réglementaire, structuration économique du secteur)

    • Connaître les enjeux autour de l’installation de ces projets énergétiques (enjeux sociaux, économiques pour le secteur agricole, ainsi que les enjeux écologiques relatifs à ces projets)

    • Comprendre les positions et argumentaires de la Confédération paysanne (et celle des autres acteurs du monde agricole : autres syndicats, SAFER, Chambre d’agriculture, etc.) à propos de l’agrivoltaïsme

    • Discuter du rôle des citoyens dans le développement d’alternatives énergétiques et l’appui à la Confédération paysanne