Dates, horaires et lieu : samedi 27 septembre 2025, 10h-12h en visioconférence
Intervenants : À plusieurs voix : maraîcher, paysan de la mer, éleveur, paysan boulanger, producteur en filière longue, membres de la Confédération paysanne…
Agriculture paysanne : quelle image projette-t-on en entendant ces mots ?
Si le métier de paysan est multiple, il existe également une pluralité d’agricultures : éleveur, maraîcher, céréalier, paysan de la mer… Lors de ce temps partagé, ils et elles seront là pour vous parler de leur métier et en montrer toute la richesse et la diversité.
Objectifs de la formation
Identifier les différentes formes d’agriculture
Avoir une vision globale de l’ensemble des métiers de l’agriculture
Mieux saisir la diversité du métier
Ouverte à tout adhérent / adhérente à jour de sa cotisation.
Entre prélèvements effrénés d’eau, dégradation de sa qualité et accaparement de cette ressource vitale, la gestion de l’eau est au cœur de l’actualité depuis plusieurs années. Aussi appelée or bleu, cette ressource subit de plein fouet les conséquences des activités anthropiques.
À l’échelle planétaire, l’artificialisation des sols et la déforestation sont principalement responsables des perturbations du grand cycle de l’eau. À l’échelle locale, l’augmentation du ruissellement, la diminution de l’évapotranspiration ou encore l’épuisement des nappes témoignent de ces perturbations.
Les paysans et paysannes peuvent agir sur le cycle de l’eau en adoptant des pratiques vertueuses qui favorisent notamment l’infiltration de l’eau et limitent l’érosion. L’hydrologie régénérative, bien que concept émergeant, cherche à réunir des connaissances scientifiques et pratiques visant à régénérer le cycle de l’eau douce et à aménager des agro-écosystèmes hautement résilients.
Objectifs de la formation
Comprendre l’historique du concept d’hydrologie régénérative et ses fondements
Identifier quelques acteurs de l’hydrologie régénérative en France
Repartir avec des exemples concrets de projet d’hydrologie régénérative sur des fermes pilotes
Identifier des leviers d’action pour des citoyen⋅nes souhaitant s’engager dans de telles démarches (plaidoyer, développement de projets sur des fermes)
Ouverte à tout adhérent / adhérente à jour de sa cotisation.
Qu’entend-on par agriculture biologique, raisonnée, intégrée, durable ou conventionnelle ? Comment définit-on ces diverses agricultures et qu’est-ce qui se cache derrière chacune d’entre elles ? Certaines sont labellisées, d’autres pas : comment les reconnaître et quels en sont les engagements ? Comment sont établis les signes de qualité ? Comment l’Union Européenne joue-t-elle un rôle dans cette définition? Quels sont les impacts de la PAC sur l’agriculture biologique?
Objectifs de la formation :
Identifier les différents courants du monde agricole
Avoir une vision globale de l’ensemble des pratiques agricoles actuelles
Mieux saisir les notions d’agricultures biologique et paysanne, leurs principes et engagements
Disposer de points de repère parmi les labels agricoles et marques privées
Mieux comprendre comment l’Union Européenne et la PAC définit et agit sur ces différents types d’agriculture
Analyse des impacts de la PAC sur l’agriculture biologique
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Lors de l’AG de novembre 2021, germe l’idée de créer une commission internationale au sein des Ami.e.s. Son objectif est de poursuivre le travail de diffusion de la Déclaration sur les droits de paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP) adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en décembre 2018. En lien avec la commission éponyme de la Confédération paysanne, cette nouvelle commission s’inscrit précisément dans la mission d’éducation populaire des Ami.e.s de la Confédération paysanne et dans le soutien de l’agriculture paysanne qui nourrit les citoyens et sauvegarde les écosystèmes sur l’ensemble des continents. Vous vous demandez de quoi il s’agit, et comment agir plus concrètement pour soutenir les paysans et paysannes à travers le monde ? Cette formation est faite pour vous !
OBJECTIFS
comprendre et s’approprier cette déclaration, ses concepts-clé et en quoi elle représente une avancée considérable, pour mieux la promouvoir
connaître les avancées dans plusieurs pays du monde à propos de sa transcription dans les droits nationaux
maîtriser la notion de souveraineté alimentaire
connaître le travail de plaidoyer institutionnel et politique en cours de mise en place en France ; identifier sa complémentarité avec les luttes sur le terrain
identifier des leviers concrets pour soutenir les paysans et paysannes à travers le monde
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Peut-on aimer les bêtes et les manger ? Cette question est au cœur de la relation humain/animal et nous partirons du postulat que OUI, c’est possible.
La formation s’attachera à définir ce qu’on entend par bien-être animal, en abordant notamment le rôle central des conditions d’élevage, l’environnement et la situation des éleveurs et éleveuses.
Objectifs de la formation :
Définir le bien-être animal
Identifier les différentes conditions d’élevage et leurs conséquences sur la vie des animaux
Avoir une vision globale des conditions d’abattage en France et des alternatives proposées par la Confédération paysanne pour aller vers un mieux-être des animaux et des éleveurs et éleveuses
Mieux comprendre le rôle de l’élevage dans le façonnement des paysages et territoires
Mieux comprendre quel rôle pourrait jouer la PAC dans la promotion du bien-être animal
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« Inutile de poursuivre la bataille des idées au sein d’un ring où les dés sont pipés. »
Face à l’atmosphère toxique qui s’est accentuée ces derniers mois sur X, Les Ami·e·s de la Confédération paysanne et 86 associations et syndicats annoncent dans une tribune publiée dans Le Monde quitter collectivement le réseau social.
Elles s’associent à l’initiative #HelloquitteX , qui incite à un départ massif et simultané de la plateforme le 20 janvier prochain, date de l’investiture de Donald Trump.
86 associations et syndicats quittent X afin de poursuivre la bataille des idées dans la dignité. Tribune rédigée par et à l’initiative d’Emmaüs France, ouverte aux signatures des associations, syndicats et fédérations de lutte contre l’exclusion, de solidarité, de défense de la dignité humaine et de l’environnement.
Nous, associations et syndicats qui agissons avec et pour les personnes touchées par la précarité, les inégalités et les atteintes aux droits humains, qui militons pour une transition écologique et solidaire, les libertés publiques et la liberté de la presse, avons pris la décision de quitter collectivement le réseau social X, le 20 janvier prochain.
Cette date n’est pas le fruit du hasard. Déjà pointé du doigt à de multiples occasions depuis sa création en 2006, les critiques à l’encontre de X – ex Twitter – sont de plus en plus nombreuses et fortes, particulièrement depuis son rachat par le milliardaire américain Elon Musk. L’absence de modération et le paramétrage des algorithmes y favorisent la prolifération des contenus haineux et la circulation de théories complotistes et climatosceptiques. Par ailleurs, X a été le théâtre de campagnes de cyberharcèlement orchestrées par l’extrême-droite dans de nombreux pays, dont les Etats-Unis et la France. Plus récemment, Elon Musk a utilisé « son » réseau social pour le mettre au profit de la campagne du candidat Trump, avec le résultat qu’on connaît, et les conséquences que nous redoutons, très probablement catastrophiques sur la vie de dizaines de millions de personnes. Sans parler de cette nouvelle digue détruite dans la préservation des valeurs d’humanisme et de respect d’autrui.
En quittant X, nous avons bien conscience de nous priver d’un canal de communication pour valoriser nos actions, nos combats, interpeller, sensibiliser… Mais cet outil, qui pouvait être appréhendé comme un nouvel espace de liberté d’expression à ses débuts, est devenu un grave danger pour celle-ci et pour le respect de la dignité des personnes. Nos causes solidaires et en faveur de la défense de l’environnement y sont invisibilisées, mais aussi caricaturées, alors même que les défis qui se présentent à nous méritent attention, réflexion, sens de la nuance et débat apaisé. Inutile de poursuivre la bataille des idées au sein d’un ring où les dés sont pipés.
Pour autant, nous ne baisserons pas les bras. Au quotidien, nous agissons en faveur des plus vulnérables, des personnes de tous âges, confessions, orientations sexuelles, nationalités ou parcours de vie. Nous innovons pour développer des projets solidaires et plus respectueux de l’environnement. Nous alertons sur les injustices sociales, les discriminations, l’inaction climatique, les atteintes à la liberté d’expression et le déferlement des fake news. Nous proposons et développons des alternatives, y compris numériques. Ces actions de terrain, ces combats politiques, ces valeurs de solidarité et d’inclusion doivent être portés dans l’espace public pour contribuer à la formation des opinions, façonner les représentations sociales et influencer les décisions des pouvoirs publics.
Il ne s’agit pas uniquement de promouvoir nos initiatives, mais de porter une parole collective en faveur des droits humains et de la justice sociale et environnementale. En effet, les discours ambiants sur la pauvreté, l’exclusion, les personnes exilées et l’écologie sont souvent biaisés. En prenant la parole, les associations peuvent déconstruire des idées reçues, lutter contre les stéréotypes. Là où certains médias traditionnels tendent à privilégier les sujets sensationnels, les associations ont la responsabilité de ramener l’attention sur des causes essentielles mais moins médiatisées. Face à la montée des populismes et leur discours de rejet, les associations doivent opposer des récits positifs, inclusifs et fondés sur le réel, la vérité, là où X est devenu une immense toile d’intox et de préjugés. Les réseaux sociaux permettent aussi de diffuser des contenus mobilisateurs, inspirants, de créer des campagnes virales et de susciter l’engagement citoyen en faveur de projets écologiques et solidaires.
Nous allons continuer à communiquer, notamment sur les autres réseaux sociaux, certes perfectibles, mais loin de présenter les mêmes travers fonctionnels et idéologiques que X. En complément de ces derniers, d’autres espaces de communication existent, peut-être plus vertueux ? Contrairement aux plateformes traditionnelles où les règles sont imposées de manière centralisée, Bluesky et Mastodon permettent aux utilisateurs et aux communautés de choisir ou de créer leurs propres règles de modération. Là aussi, tout ne sera peut-être pas parfait, mais cela vaut la peine d’essayer.
C’est la raison pour laquelle nous nous associons à l’initiative « Hello quitte X », qui permet à chacune et chacun (organisations de la société civile, médias, politiques, entreprises, influenceurs, citoyennes et citoyens…) de quitter X ou d’y cesser son activité, pour aller vers d’autres plateformes, à l’aide d’outils de migrations qui permettent de conserver tous les threads et followers. Encore une fois, nous ne baisserons pas les bras. Parce qu’une société ne peut évoluer dans le bon sens que si les voix de celles et ceux qui défendent l’humain et la planète sont entendues et écoutées.
Signataires :
AC! Agir ensemble contre le chômage, René Seibel, trésorier national
« La situation de Mayotte est catastrophique. L’île est rasée, tout est par terre. Plus de 200 décès pour le moment. Le courant est rétabli seulement dans la zone de Mamoudzou. Depuis samedi hors Mamoudzou, pas d’eau potable ni d’électricité ni réseaux. Il est très difficile d’avoir des nouvelles des paysans, de leur état de santé ainsi que de leurs familles avant même de faire l’inventaire des dégâts subis sur leurs fermes ».
Voici les mots forts de Saïd Anthoumani, président de la Confédération paysanne à Mayotte et président de la Chambre d’Agriculture et de la Pêche de Mayotte.
Nous exprimons tout notre soutien et solidarité à nos collègues paysan·nes et pêcheurs à Mayotte, leurs familles et toute la population dans ce moment dramatique.
Le plus urgent pour éviter la famine sur l’île, pour l’ensemble de la population qui dépasse largement les 320 000 habitants recensés, est de dégager les accès avec du matériel d’élagage, aujourd’hui très insuffisant, et de fournir eau et aliments. Il est nécessaire aussi d’encadrer strictement les pratiques de la grande distribution qui ne peuvent profiter de la situation au détriment des populations qui font face à la faim et à des besoins vitaux.
Nous nous joignons aux paysan·nes, syndicat et chambre d’Agriculture de Mayotte pour appeler à la solidarité nationale. L’enjeu est bien de répondre à l’urgence humanitaire et de soutenir l’agriculture mahoraise essentielle pour l’alimentation locale.
Notre réseau se mobilise pour accompagner les paysannes et paysans mahorais, leurs familles et plus largement la population de Mayotte sur ces questions d’agriculture et alimentation.
L’urgence absolue c’est d’accéder aux maisons, aux parcelles… Dans un premier temps nos camarades ont besoin d’une quarantaine de tronçonneuses.
Pour la suite, Saïd Anthoumani précise la situation et les besoins : « Il faut 6 mois à un plant de manioc et 11 à 12 mois à un bananier pour produire. Il sera donc primordial de nourrir la population durant au moins ce laps de temps et, au plus vite, d’accompagner la relance de l’agriculture et de la pêche« .
Votre soutien est précieux pour faire face à l’urgence et relancer l’agriculture !
L’intégralité des dons sera versée à la Confédération paysanne de Mayotte (Confédération départementale des exploitants agricoles de Mayotte (CDEAM).
N’hésitez pas à relayer largement cet appel, par mail et via nos différents réseaux :
Qu’est-ce que la PAC (politique agricole commune) et comment cet outil européen de financement de l’agriculture dirige-t-il les modèles agricoles aujourd’hui ? La réforme de cette politique apparaît comme l’opportunité majeure pour toute une génération de réinsuffler des perspectives d’avenir pour le secteur agricole français, tout en répondant aux multiples attentes sociétales en matière d’alimentation, d’emploi, de bien-être animal, d’environnement, de santé, de respect des paysans des pays en développement, ainsi que de luttes contre les changements climatiques, contre l’artificialisation et l’accaparement des terres. Mais comment imaginer ensemble ce vers quoi nous voudrions tendre sur nos territoires ? Quel levier pourrait constituer la PAC pour accompagner le renouvellement des générations et promouvoir des installations paysannes nombreuses ?
Objectifs de la formation
Connaître l’historique de la PAC et de sa mise en place
Comprendre en quoi elle influe sur les modèles agricoles
Échanger autour des conséquences de la PAC au niveau local
Comprendre en quoi la PAC pourrait être un levier pour des installations paysannes nombreuses
Ouverte à tout adhérent / adhérente à jour de sa cotisation.
Dans le contexte agricole et alimentaire actuel et face à une précarité grandissante de toutes parts, on entend de plus en plus parler de sécurité sociale de l’alimentation (SSA). Si la proposition semble porteuse et permettrait d’appréhender l’ensemble du système de l’alimentation, une question persiste : oui mais comment la financer ?
Cette formation, en lien avec le précédent module plus généraliste sur l’idée même de SSA, propose de creuser cette question du financement et les différentes options étudiées actuellement. De manière plus large, il s’agira également d’appréhender comment la PAC pourrait permettre son développement et financement.
Objectifs de la formation :
Prendre connaissance des différentes pistes de financement envisagées
Comprendre leurs mécanismes
Être capable d’en parler publiquement grâce à quelques notions clés
Comprendre le rôle que pourrait jouer la PAC dans son développement
Ouverte à tout membre des Ami.e.s de la Confédération paysanne, de Terre de Liens Ile-de-France ou du Réseau AMAP Ile-de-France, à jour de sa cotisation
Ce jeudi 5 décembre, des paysans et paysannes de la Confédération paysanne manifestaient devant le Grand Palais à Paris pour y dénoncer les accords de libre-échange et l’accord UE-Mercosur tout juste signé.
Alors qu’ils se dispersaient pacifiquement, 5 d’entre eux ont été violemment interpellés par la Brav-M.
Voilà ce qui se passe quand on s’attaque à la finance et aux multinationales de l’agrobusiness ; lorsque l’on pointe du doigt ceux-là même qui se gavent sur le dos des paysan·nes.
Samedi 7 décembre matin, les Ami·e·s de la Conf’ étaient présents dans plusieurs villes pour manifester leur soutien aux paysan·nes, notamment à 2 d’entre eux, déférés au tribunal de Paris (TGI). Parmi les témoignages reçus pour l’instant :
En Savoie : 150 personnes et des agriculteurs de Savoie, Haute Savoie, Isère se sont retrouvés à Chambéry. 2h de rassemblement sous une pluie battante avec plusieurs interventions de soutien.
En Indre-et-Loire,une lettre ouverte des Ami·e·s de la Conf’ 37 adressée à leurs députés, que nous pouvons adapter et répliquer dans tous les départements. Pour cela, rapprochez-vous de votre référent·e local·e.
Suite à cette mobilisation, les deux paysans ont évité la comparution immédiate. Rendez-vous au procès !
D’ici là, partout en France, interpellons nos députés !
« Nous, citoyennes et citoyens, exigeons que notre société prenne soin de celles et ceux qui nous nourrissent et protègent notre terre. Aussi nous vous remercions de soutenir ouvertement ces paysans. Nous vous demandons de dénoncer publiquement la criminalisation des syndicalistes, des écologistes et les violences policières associées à cette criminalisation, ainsi que le manque de revenus des paysans pénalisés par les accords de libre-échange, auquel celui du Mercosur contribue. »