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« L’agriculture doit nourrir les gens, pas les profits ! » – Pour une autre PAC – 30 mars 2022

🔴 Action en direct de Besançon : « L’agriculture doit #nourrirlesgens, pas les profits ! »

Les Ami.e.s de la Conf’, aux côtés de 23 organisations paysannes, environnementales et citoyennes, se sont rassemblés ce mercredi 30 mars 2022 devant le “grand oral” des candidats et candidates à l’élection présidentielle, organisé par le Conseil de l’agriculture française, dont fait partie la FNSEA.

Face à la crise agricole engendrée par la guerre en Ukraine, les organisations expriment leurs inquiétudes sur l’orientation politique proposée à court-terme par le gouvernement : notre souveraineté alimentaire ne doit pas se faire en sacrifiant celle des pays tiers et l’environnement !

🌎🍃Parmi les candidates et les candidats à l’élection présidentielle, qui choisira la voie permettant de #nourrirlesgens ?

👋 Interpellons les candidat·e·s sur leur vision de l’agriculture : https://produisons-mangeons-decidons.fr

Les Ami.e.s au Salon à la ferme 2022

Après le succès de l’édition 2021, nous ne pouvions que renouveler l’expérience des Salons à la ferme en 2022. Et on ne le regrette pas ! Témoignages d’Ami.e.s des 4 coins de la France à l’appui. Bonne lecture !

MORBIHAN
Visite de la Ferme « La Coulée Douce » à Helléan. mardi 1er mars 2022
Un nom évocateur de bien-vivre et de Carpe Diem, plutôt atypique en ce qui concerne le domaine de l’agriculture, comme un clin d’œil de la part de Florence et Jean-François qui élèvent 40 vaches laitières sur une ferme de 70 ha principalement des prairies humides, en bio depuis 35 ans. Et on a tout de suite hâte d’en savoir plus…
Florence et Jean-François en remettent de suite une couche. Non seulement on parle ici d’une rémunération des plus correctes, d’un emploi du temps qui ne dépasse pas les 35 H/semaines (Ils se disent volontiers « paysans à mi-temps » puisque la plupart de leurs confrères font facilement 70 H), de vacances avec les enfants…
Le secret ? La simplicité et l’autonomie. Un modèle vertueux à tous les points de vue.
Les vaches sont nourries sur la ferme en 100% herbe et foin. Pas d’intrants, pas de charges, pas de grosses infrastructures, pas d’emprunts à la banque.
Et, cerise sur le gâteau, une ferme transmissible ! C’est l’heure de la retraite et Salomé, leur fille, va reprendre le flambeau accompagnée pendant la période transitoire par des parents heureux d’avoir donné du sens et de l’attractivité à leur activité. Salomé compte apporter sa touche personnelle en peaufinant le modèle, mono-traite, nourrissage des génisses sous les mères, arrêt de l’écornage, etc..

Une petite assemblée constituée de membres de la Confédération Paysanne, d’agriculteurs et d’élus a débattu des enjeux de l’élevage dans un secteur en mutation autour d’une collation d’excellents produits locaux.

Je garde de cette journée le réconfort que donne des pratiques inspirantes à l’œuvre, une petite douceur dans une actualité compliquée. Merci de ce bon moment convivial !


Pascale Pickett,
des ami.e.s de la Conf’ 56

VAUCLUSE
Dans le Vaucluse, trois fermes ont ouvert leur porte. Une d’une maraîchère de Carpentras avec petit marché et discussion sur le foncier avec l’Adear et Terres de liens (ferme la Rostide), une autre à Mazan en polyculture (volaille, céréale, vigne, arboriculture) avec discussion autour des semences boulangères, en présence de Guy Kastler (Ferme du Rouret).
Beaucoup de monde lors de la seconde ouverture, environ 200 personnes. Moins pour la première. Deux Amis pour aider, tenir le stand ou la buvette. Peut-être de nouvelles inscriptions à l’avenir. Une au moins sûre. 
Le mercredi, une autre ferme a ouvert ses portes aux élus, pas au grand public à Pernes-les-Fontaines.
L’animatrice de la Conf’ est très dynamique et a envie qu’un groupe d’amis se forme. Elle encourage beaucoup cette dynamique !

Aurore Navarro, administratrice nouvellement vauclusienne

LANDES
Un petit bonjour des Landes qui tenait aussi son salon à la ferme la semaine dernière.
Ça se passait à ferme de Rudé, avec ses 3 ateliers bio (maraîchage, poules pondeuses et brebis). On a aussi beaucoup parlé d’installation, de transmission et de diagnostic « agriculture paysanne ».
Un grand merci à Emilie pour avoir ouvert sa ferme et pour la belle organisation !

André Cazus, administrateur landais

INDRE ET LOIRE
En Indre et Loire, deux fermes ont reçu le Salon à la ferme : Le Cabri au Lait et les Bergers de la Veude.
L’objectif de la Conf 37 était d’alerter le public sur la situation de l’élevage. Les questions de transmission, rémunération, les prestations restreintes des abattoirs locaux qui mettent en péril les élevages, la biodiversité etc. ont été abordées.
Globalement les visiteurs sont venus essentiellement pour le contact avec les animaux et la vente de fromages. J’étais présente auprès des Bergers de la Veude. Environ 45 personnes sont venues. Avec seulement 15 personnes, j’ai pu présenter Les Ami.es de la Conf et les axes d’implication de notre association face aux enjeux du monde agricole et de la démocratie alimentaire.

De plus, nous avons présenté l’exposition faite par Peuples Solidaires sur la Sécurité Sociale de l’Alimentation.
Parmi le public participaient 6 femmes africaines venues des quartiers de Saint Pierre des Corps (proche de Tours) et membres de l’association NAYA. Cette association a pour objectif d’apporter une aide d’urgence mais aussi de pratiquer les cuisines du monde vis à vis des populations très défavorisées des quartiers. NAYA fait partie du Collectif SSA 37. Ces femmes lumineuses, actives, très attachées aux liens entre personnes sont passionnées par les possibilités de la SSA . C’est pour elles et avec elles que nous devons faire avancer notre projet !

Béatrice Rabot,
amie de la Conf’ chinonaise

ILE DE FRANCE
Côté sud francilien,

Samedi 27 matin :  à la ferme des Beaux Ares du Furieux Temps à Moret, 2 visites pour environ 60/70 personnes au total puis temps d’échange autour du stand ami.e.s. Les discussions ont été nombreuses autour des problématiques agricoles et il y a eu un vif intérêt sur les différents supports présentés (Sécurité sociale de l’alimentation, UNDROP – Déclaration des Nations unies sur les droits des paysan·nes -, semences, agriculture paysanne…).
De l’intérêt également sur les numéros de Campagnes Solidaires, présentés sur le stand et vendus à prix libre.
Des porteurs de projets étaient aussi présents, ainsi que des paysans des environs, dont certains directement concernés par les problématiques de reprise. Il faut savoir que 55 vergers sont à reprendre en IDF. On a aussi pu noter la présence de maraîchers nouvellement installés. Preuve que les Salons à la Ferme créent du lien avec les citoyens ainsi qu’entre les paysans d’un territoire. 

Samedi 27 après-midi : à la ferme du Bois Piget à Dormelles, une visite de ferme avec un groupe de 40 personnes environ.
Nous avons eu le plaisir d’assister à une représentation théâtrale par Gilles et Sabrine (les paysans) pour ouvrir un temps d’échange sur l’installation et la transmission, puis une seconde représentation pour une dizaine de personnes ensuite et de nouveau un débat plus en profondeur sur cette même thématique et sur l’évolution du monde agricole/paysan.
Des associations environnementales locales étaient présentes, dont Environnement Bocage Gatinais.
Au stand ami.e.s s’ajoutait la présentation d’une mini expo sur la déclaration des droits des paysans.

Dimanche 28 toute la journée : à ferme de Beaumont à Valpuiseaux !

Le matin, fréquentation faible jusqu’à l’arrivée de la rando vélo. Des visites pour des petits groupes de 2 à 5 personnes ont été organisées durant l’après-midi. Un stand ami.e.s aussi et l’expo sur les droits des paysans.

Trois randos-vélos organisées par les Ami.e.s de la Conf et Mieux se déplacer à bicyclette, chacune reliant deux fermes, ont permis à une cinquantaine de citadins de se rendre sur des fermes de la Conf’ dans le 91 et le 77, sur les deux week-ends. Les randos-vélos sont vraiment un excellent moyen de faire venir du monde sur les fermes et de connecter les fermes entre elles ! A renouveler l’année prochaine et pourquoi pas en dehors de la période du salon.

Mathieu Valeur & Eudora Berniolles,
administrateurs franciliens

Des fermes ont également ouvert leurs portes à Magny les Hameaux, comme à la ferme de la Clairière visitée par une soixantaine de personnes au cours de la journée.
Sur les 3 visites organisées, 2 avaient pour thématique principale la biodiversité. Rencontre également avec 5 porteurs de projets dans la ferme de Daniel Evain. Et dimanche : visite de la cressonniere ! Tout le monde était passionné !


Jean Azan,
administrateur francilien

ILE ET VILAINE
J’ai participé au salon à la ferme en Ile et Vilaine (35)

GFA des 3 Apis : samedi 26 février à Marpiré (35) : découverte de l’apiculture. Grand succès, flot continu de visiteurs, beau temps et bonne ambiance ! Participation à l’accueil et au stationnement des véhicules avec Laurent Carmes, adhérent des Ami.e.s de la Conf 35. Notre assistance à l’évènement a été appréciée par les trois apiculteurs.

Ferme du Pou Dingue : dimanche 27 février à Saint-Gonlay (35) : maraichage. 25 personnes environ et une matinée conviviale.

Ferme du Guyoult : lundi 28 février à La Boussac (35), visite et discussion autour de la traction animale. C’est la ferme de Stéphane Galais et Eglantine Touchais. Une cinquantaine de personnes du milieu professionnel. Après-midi fort intéressante. Les trois chevaux de Stéphane Galais sont superbes et les vaches pies noires le sont également ! Production de « gwell » ou gros lait, lait fermenté dont je suis grand amateur.

Guy Nogues, administrateur d’Ile-et- Vilaine

Hauts de France

5 salons programmés sur 4 départements (59-60-62-80): les Ami.e.s étaient présents et ont tenu un stand sur tous les salons

** le vendredi 04 mars sur LOOS EN GOHELLE – 62. Élus et Médias étaient conviés pour s’informer sur la thématique : transmission d’une ferme grandes cultures et légumes. Seuls quelques élus locaux se sont déplacés. Le corps de ferme est situé en ville. Pierre est sociétaire d’une CUMA auprès de laquelle il réserve tout le matériel nécessaire à cultiver ; il a pris l’exemple emblématique des désherbeurs qui permettent de désherber manuellement l’oignon tout en étant en position allongée. Ce type de matériel nécessite la présence de salarié.e.s. La CUMA est devenue groupement employeur. Une animation réalisée par Initiatives Paysannes de la FADEAR.

** le samedi 05 mars à TERDEGHEM- 59. Le salon était placé sous le thème de «  l’installation hors cadre familial« . Il était ouvert dès le matin au grand public, invité à découvrir une ferme en élevage caprin avec magasin à la ferme. Les élus et les média étaient spécialement conviés à 14h30, pour un temps d’échange : présence de 3 élus régionaux EELV, LFI missionné par le directeur de campagne de JL Mélenchon et élus locaux. La note originale de la ferme dans le salon est que Ignace, le paysan, s’est installé hors cadre familial. Des porteurs de projets sans terre ont manifesté un réel intérêt pour ce projet. Un autre volet a été amené par une association locale qui se bat pour que les terres agricoles ne partent pas pour des projets d’aménagement portés par les collectivités, projet de création d’une zone d’expansion de crue (ZEC)) et qui entraînerait l’inondation des terres de la ferme.

** le samedi 05 mars à ST SEGREE- 80 ferme en polyculture – élevage de bovin et ovin viande. Lesalon était placé sous le thème de l’élevage paysan dans la Somme. Le salon était ouvert l’après midi et a permis à Olivier d’expliquer avec passion son métier, sa relation à ses animaux. Les Ami.e.s présents ont été marqués par cet élevage « exemplaire » à travers la transparence de son discours sur l’alimentation et le soin aux animaux. Ce paysan commercialise en AMAP mais peu d’amapiens présents ! Environ 15 personnes sont passées à la ferme.

** le samedi 05 mars à HOMBLEUX -80 ferme en polyculture et pépinière. Le salon était placé sous le thème de la transmission

Avant de commenter une visite de la pépinière extérieures et sous serre, Vincent a retracé l’histoire des terres sur lesquelles il est installé : niv 1 = le grand père de sa compagne, niv 2 = le père, niv 3 = 3 installations dont Vincent, sa compagne et 1 belle sœur qui démarrent des fermes en activité pépiniériste. niv 4 = actuellement 4 fermes se partagent les terres en production pépinière à majorité : Vincent, sa compagne, 1 de leur enfant, 1 hors famille. Il s’interroge actuellement sur la transmission, avec en particulier la production de la partie polyculture.

A la fin de la visite Vincent détaille les pétales de la fleur, repère de l’Agriculture Paysanne, remplies avec les réalités de sa ferme et de celle d’Olivier de St Segré.

** le dimanche 06 mars à HAUTE-EPINE -60 Ce salon était placé sous le thème de l’élevage paysan dans l’Oise : Réalité de différentes productions et producteurs et solutions à porter collectivement.

Le matin : expression des producteurs et débat avec 4 élus présents (2 élu.e.s départementaux, 1 élue régionale 1 élue locale). Ce débat a mis en évidence l’inadéquation entre des mesures-aides votées par les élus-départementaux en dehors de toute concertation avec les professionnels (ex de l’aide aux apiculteurs qui a été distribuée de façon unique à tous les apiculteurs qu’ils soient producteurs de loisir, cotisants solidaires ou professionnels). Il a aussi été question des conditions de mise en place de circuits ou investissements pour répondre aux besoins de la restauration collective tout en assurant au producteur un revenu décent. Les élus ont entendu aussi la baisse de chiffre d’affaires dans la vente directe ou plus globalement sur le marché du bio. L’après midi, le Salon était ouvert au public (40 personnes) avec visite de la ferme (élevage et transformation) de la boutique de vente directe, et jeux de plein air.

Edith Chevalier,
administratrice des Hauts de France

Un dimanche quand la ferme fait Salon.
Tout était réuni à Sainte-Ségrée dans la Somme ce dimanche 6 mars, petite commune de la
Somme près de Poix de Picardie où Olivier Desmarest pratique l’agriculture
Biologique en élevant des brebis boulonnaises, des vaches de race Blonde
d’Aquitaine et quelques nouvelles des Hereford (comme dans les western), pour
tisser et renouer ces liens essentiels entre éleveurs, consommateurs et curieux
d’une alternative à l’agriculture dite conventionnelle.
Le timing était presque parfait un veau naissant cinq minutes avant notre arrivée,
ce qui nous a permis de le découvrir près de « Merveille » la maman,
la visite des bâtiments nous a permis également de rencontrer et féliciter le père
« Minuit » taureau vigoureux ainsi que les brebis et leurs petits.

Les stands des Ami(e)s de la Conf et de la Confédération Paysanne
servaient d’accueil chaleureux compensant une météo plutôt
maussade.

Ils furent un lieu d’échanges autour de l’alimentation animale ainsi que des
thèmes de l’agriculture paysanne : travail avec la nature, autonomie,
transmissibilité qu’Olivier met en œuvre sur ses 180 hectares.
Cette rencontre se termina autour d’un verre de l’amitié concluant un bel après-
midi de découverte et de convivialité.


Marie-Line et Bernard ami.e.s de la Conf’

ALSACE

En ce dimanche  hivernal et ensoleillé du 27 Février 2022 , nous tenons salon à la ferme chez Vincent Lauler dans le piémont des Vosges , Saint-Pierre-Bois, Bas-Rhin .

Vincent gère un troupeau d’une quarantaine de vaches de races Vosgienne et Salers, avec leur veaux et génisses pour production de viande en vente directe, ce qui grossi le troupeau, suivant les périodes de l’année, à une centaine d’animaux .
Il abrite également un troupeau d’une quarantaine de chèvres conduite par une collègue, vente de fromages.

Plusieurs stands d’artisans, un boulanger, un brasseur , etc ….. et d’information, dont les Amis de la conf’ Alsace accueillent un bon millier de visiteurs qui se sont déplacé tout au long de la journée  pour visiter cette ferme où l’on peut admirer ces paisibles bovins, les chèvres plus taquines, et respirer la belle odeur de foin fleuri donné en bonne mesure à ces animaux encore en stabulation à cette saison.

Plusieurs échanges avec le public sur notre stand où nous sommes quatre membres des amis, réunis pour promouvoir la philosophie de la Confédération paysanne, répondre aux questions,
et vendre des productions brassicoles et viticoles en soutient financier aux personnes ayant eu à subir les foudres de la justice pour s’être opposé à des actions contre nature, dans le sens littéral du terme.

Ce fut une belle journée , prouvant une fois encore que la société civile était curieuse et intéressée par cette façon de concevoir le métier de paysan  ! 

Pierre Michel Vigneau des AC Alsace

Salon à la ferme de la Bouille au col de la Perheux du 6 mars 2022

Une équipe de quatre dames a installé le stand de la Confédération Paysanne et des Amis de La Conf. à l’ entrée du salon ; endroit vaste, bien aéré mais très venté.

Nous interpellions les visiteurs afin de les informer sur le rôle de la Confédération, de l’importance de l’existence de petites fermes et de l’agriculture paysanne.

Une dizaine de stands étaient répartis sur l’ espace avec vente de fromages, viande de la ferme, miel, bière, savons, objets en bois, tricots, livres… Deux musiciens ont un peu animé mais le vent ne leur a pas permis de jouer longtemps. Des visites de la ferme étaient organisées.

La restauration a permis aux visiteurs de se régaler de hot-dogs et de crêpes.

A 17h, nous avons rangé le stand et peu à peu, tout le monde est parti .

L’ensemble des participants semblait satisfait.

Danielle Gabourin des AC Alsace

Lors du « SALON A LA FERME « à BUSWILLER, Freddy Léonhart , de la ferme de S’Clause , présente la complémentarité de ses productions qui lui permettent d’être autonome : orge, avoine noire, épeautre, féverole, un peu de maïs, blés anciens, betteraves fourragères, pommes de terre, luzerne, prairies permanentes, vergers hautes tiges ainsi que 80 brebis allaitantes et des chevaux de trait. Ce panel de productions entretient un paysage diversifié, la fierté de Freddy.
Les familles ont pu assister à la tonte, faire des promenades à dos d’âne ou dans une calèche, se restaurer et découvrir les stands de collèges de l’agriculture paysanne.
Le thème est l’abattage de proximité : Jean Jacques Bailly, le référent régional de la Confédération Paysanne, qui a dirigé l’abattoir de Chaumont, a d’abord insisté sur la nécessité de corriger les dysfonctionnements des abattoirs du territoire avant d’évoquer les possibilités d’abattage à la ferme et de faire le point sur les onze groupes de travail sur cette thématique. Ce qui a marqué Freddy et Katrin ce sont les remerciements des visiteurs pour le travail réalisé sur la ferme et les soins aux animaux.

Rémi Picot des AC Alsace

Résumé du salon  à la ferme à la miellerie du pays libre du 6 mars 2022

En cette belle sainte journée du 6 mars 2022, nous étions au salon à la ferme à FRELAND. Il faisait frisquet (ça conserve…) et bon nombre de stands étaient présents où l’on pouvait se faire plaisir. On pouvait y trouver (allez un peu dans l’ordre) à manger, important, dont le bénéfice est reversé aux Amis de la Conf. , il y avait aussi de délicieuses crêpes (au chocolat, confiture et j’en passe) un stand des Amis de la Conf. avec de nombreux produits fait maison (Marie-Jeanne bien sûr) du sirop, de la confiture, du miel, (obligé), il faut aussi soutenir les abeilles…, du vin, normal il faut bien survivre, du savon, faut aussi penser à sa toilette, des jouets en bois, un stand info avec documentation à l’appui. Voilà pour le bien-être. D’autres stands, comme Terre de liens et Pas à pas sont venus soutenir cette action. Des conférences sur l’apiculture, l’autonomie alimentaire et l’installation des paysans ont beaucoup passionné les visiteurs et ont, souhaitons-le fait peut-être quelques émules. Après un comptage (très sévère à l’entrée), nous avons recensé quelques 400 voire 450 personnes, ce qui n’est pas si mal pour un village comme Fréland perdu dans la vallée, et sans brouillard.

Jean Stentz des AC d’Alsace

En 2019, Romain ayant changé d’orientation dans sa vie professionnelle a décidé d’élever des escargots. Un cultivateur lui a mis à disposition 40 ares de terrain. Comme il n’avait pas besoin d’autant, un jeune maraicher a pu s’installer sur la partie disponible. La transformation se fait dans sa maison personnelle, la vente s’effectue dans l’épicerie de village sis dans l’annexe de la maison permettant à son épouse Morgane de se créer un revenu. Romain a décidé de s’impliquer dans le collectif de la Conf Alsace.

Vincent Christian

pour la ferme ouverte de Romain, la ferme des petites bêtes

[DEUX SEVRES – 25-27 MARS] PRINTEMPS MARAICHIN

La méga-mobilisation contre les méga-bassines approche !

Le printemps maraîchin arrive ! C’est maintenant qu’il faut agir pour la préservation et le partage de l’eau. Face au dérèglement climatique, face à l’effondrement de la biodiversité, face à l’industrialisation de notre agriculture, réagissons et rejoignons-nous pour un week-end revendicatif et festif à La Rochénard dans les Deux-Sèvres.

Paysan.nes, habitant.es, syndicalistes, naturalistes, militant.es du climat : ensemble nous stopperons les projets d’accaparement de l’eau par l’agro-industrie.

RDV du 25 au 27 mars à la Rochénard (79) !
Au programme : Un week-end de manifestations populaires notamment le samedi, accompagnées de gestes de désobéissance civile, mais aussi d’échanges autour de nos usages de l’eau et nos pratiques paysannes… et un week-end pour créer, danser et danser encore, contre les « méga-bassines », l’agro-industrie et son monde !
Le détail du programme et l’appel à retrouver ici et ci-après

Vous êtes invité.e.s à ressortir vos plus beaux parapluies, à enfiler à nouveau vos plus beaux bleus de travail, à prendre jeunes arbres à repiquer, outils, etc.
A l’appel de Bassines non merci, la Confédération paysanne, Les soulèvements de la terre, avec le soutien du collectif Plus Jamais ça (Attac France, Greenpeace France, Alternatiba, Info’Com-CGT, Union Syndicale Solidaires, Les Amis de la Terre France, …) et de tant d’autres (LPO France, Extinction Rebellion France, Youth for Climate France, Terres de luttes, Notre Affaire à Tous, …) : nous serons là pour enfoncer le clou et mettre un coup d’arrêt aux projets d’accaparement de l’eau par l’agro-industrie. No Bassaran !

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# Vendredi – La Rochénard
20h – Repas assurés par la coordination des Réseaux de Ravitaillement des Luttes
21h – Bal/concert d’accueil avec Las Gabachas de la Cumbia (cumbia féminine) et Les Tabanards (satires et bal de 12)

# Samedi – La Rochénard
9h – Randonnées pédagogiques et visites insolites du château d’eau – Musique avec La Fausse Cie – pochoir et sérigraphie
/// A partir de 12h – Lieu à préciser – Prises de paroles – pique-nique tiré du sac – restauration et buvette complémentaires ///
Repas puis manif en musique et spectacles avec la fanfare sociale, Basstong (electrotongue), les poulets crus (satire policière), L’Essoreuse (danse buto)
/// 14h – Départ de la MANIFESTATION – Ramenez vos bleus de travail, petits arbres à repiquer, outils de plantation et instruments de musique ! ///
19h – banquet paysan – cantines solidaires – stand – sérigraphies – jeux en bois –
Sur le champ – La Bulkrack (fanfare) Minimum Fanfare (itou)
Scène 1 – Concerts avec Sidi wacho (hip-hop-electro-cumbia) – Cigany mowhak (balkanik fiesta punk) – D-Frak (duo électrico-poéique de la famille Walili) – Hero Echo (rap féministe) – Cordes sensibles (rock fusion)
Scènes 2 – Mixs avec le Souk system’ (électro – trap – décalé – polyrythmies…)

# Dimanche – La Rochénard
A partir de 10h et au long de la journée : Randonnées pédagogiques – Marché paysan –
– stands – jeux en bois – sérigraphie – visites insolites du château d’eau – graff – spectacles avec l’agit théâtre (11h « nous étions debout et nous le savions pas »), la Fausse compagnie..Poésie avec Eniah oésie, etc..
9h – Assemblée des rivières : vers la constitution et la coordination de comités de défense de l’eau ? (avec des interventions – à confirmer – de collectifs de Vittel, de la Clusaz, des Gammares, de Loire Vienne Zéro Nucléaire, des Soulèvements de la mer, de la Coordination Eau Île de France, …) Construire EAUtrement !
14h – Assemblée Habiter et cultiver les bassins versants : comment porter de nouveaux modèles agricoles et de partage de l’eau ?
(avec l’intervention de collectifs et de syndicats paysans, d’habitants.es du Marais poitevin et d’ailleurs, de naturalistes et scientifiques, …)
Camping sur place dès le vendredi soir

Nos Conseils d’administration 2022

Voilà les dates de CA prévues pour l’année à venir ! N’hésitez pas à nous écrire si vous souhaitez qu’un sujet soit mis à l’ordre du jour :

  • Mardi 5 avril (17h- 19h) : CA intermédiaire en visio
  • Mardi 3 mai (16h- 19h ou 20h) : CA Bagnolet (format mixte présentiel / visio)
  • Lundi 13 juin – 17h-19h : CA intermédiaire en visio
  • sam / dimanche 25 / 26 juin : AG Ami.e.s Loire
  • samedi 9 juillet : CA post AG Amis Bagnolet
  • samedi 10 sept : CA de rentrée Bagnolet (Merc 7 & jeudi 8 sept : CN Conf’ de rentrée)
  • samedi 22 octobre : CA Bagnolet (Mardi 18 & merc 19 oct : CN Conf)
  • samedi 10 décembre (10h- 16h) : CA Bagnolet

REPORTE – [FORMATION] Paysan·ne de la mer : une partie de l’agriculture

Format : Visioconférence

Dates, horaires et lieu : samedi 16 avril 2022 de 10h à 12h

Intervenant : Jean-François Périgné, paysan de la mer

Paysan·ne de la mer… Si le terme de paysan·ne est souvent rattaché au travail de la terre, l’activité des paysan·nes de la mer est moins connue. Pourtant, elle constitue un pan entier de l’agriculture. De riches métiers à découvrir.

Objectifs de la formation :

  • Découvrir les différents aspects du métier en mer
  • Découvrir la spécificité de la filière mer, qui fait qu’on la retrouve à la Conf’ (ce qui n’est pas le cas de la filière bois par exemple)
  • Avoir une vision globale du circuit des produits, de la mer à l’assiette
  • Identifier des leviers pour promouvoir l’agriculture paysanne maritime et la faire entrer dans le circuit des AMAP

Modalités d’inscription

Pour vous inscrire : https://framaforms.org/16-avril-paysanne-de-la-mer-une-partie-de-lagriculture-1638283935

Pour nous contacter : Lucile Alemany, coordinatrice : contact@lesamisdelaconf.org / 07 88 53 46 99

Retour sur l’AG 2021 // Table ronde autour de la Démocratie alimentaire

Retour sur l’assemblée générale des Ami.e.s de la Conf’

Le week-end du 27 novembre 2021, s’est déroulée l’assemblée générale de notre association à Bagnolet. Un plaisir de pouvoir enfin se retrouver ensemble pour discuter de l’année écoulée et prévoir celle à venir.

L’occasion aussi de partir à la rencontre des associations locales qui entourent Bagnolet. Nous sommes allés vendredi à la rencontre de l’association Le sens de l’humus. Ils entretiennent et font vivre une parcelle des Murs à pêches de Montreuil pour sensibiliser les habitant.e.s du quartier et des personnes précarisées, au jardinage et au recyclage, dans un esprit d’inclusion et d’hospitalité.

Les Murs à pêches, qu’est-ce que c’est ?

La trace d’une agriculture réfléchie, les murs servent à emmagasiner la chaleur pour permettre aux fruits de mûrir. Cette façon de produire, très technique, a été permise grâce à un débouché de prestige, celui du roi Louis XIV.

La fin de journée s’est déroulée sur le marché paysan qui se tient chaque vendredi à la Société régionale d’horticulture, plus communément appelée Jardin-école de Montreuil. Là aussi, le patrimoine, la transmission et l’insertion dans le tissu local sont au cœur de leur activité. Nous y avons retrouvé des paysans confédérés, a qui nous avons acheté de quoi faire un apéritif dînatoire et la soupe du dimanche midi.

Le samedi matin était réservé à la validation formelle des rapports financiers et d’activités 2020 (eh oui ! Les restrictions ne nous avaient pas permis de nous retrouver plus tôt !). L’article 8 des statuts a notamment été modifié, pour permettre le vote par correspondance et/ou à distance en cas de nécessité. Et nous souhaitons la bienvenue aux nouveaux.elles administrateurs.trices : Mathieu, Georges, et Christiane, un grand merci pour leur investissement.

Les référents des différents groupes locaux ont pu s’exprimer, exposer leurs projets et leurs difficultés. À ce jour une petite vingtaine de groupes existent ou se forment peu à peu.

Le repas nous a généreusement et délicieusement été servi par Les Monts de l’Utopie, une équipe qui vient régulièrement régaler les paysan.ne.s du Comité national de la Conf’ et qui est basée dans les Vosges d’où vient Thierry Jacquot, paysan du secrétariat national de la Conf’ qui fait le lien avec les Ami.e.s.

L’après-midi a été riche de partages d’expériences, nous avions la chance d’avoir avec nous :

  • Bénédicte Bonzi, anthropologue spécialisée dans l’aide alimentaire et dans les violences alimentaires.
  • Mireille Alphonse, adjointe au Maire, déléguée à la Transition, à la démocratie alimentaire et en charge de la Cantine publique à Montreuil.
  • Aurélien Denaes, cofondateur de tiers-lieux à Malakoff (92), Conseiller municipal délégué à l’alimentation, la restauration collective et aux circuits courts de la Ville de Malakoff.
  • Henry-George Madelaine, responsable de l’essaimage, du Champ Commun, société coopérative d’intérêt collectif / tiers-lieu à Augan (56)

Des témoignages éclairants, motivants, et inspirants pour aborder les thèmes de la démocratie alimentaire et de la souveraineté alimentaire. Ils se sont suivis d’échanges sur les leviers d’actions pour mettre en marche la démocratie alimentaire au sein des Ami.e.s de la Conf’.

Après la table ronde, des ateliers ont suivi, qui ont permis à chacun de s’exprimer, de comprendre les leviers d’actions possibles et ceux encore à imaginer !

TABLE-RONDE : A retrouver en vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=LVhWEAUs73U

Où et comment faire advenir la démocratie alimentaire pour que l’on puisse vraiment décider de notre alimentation ? 

Dans le cadre de notre campagne « Décidons de notre alimentation ! », nous souhaitons que les citoyens puissent avoir voix au chapitre en matière d’agriculture et d’alimentation dont nous devrions débattre de manière publique et démocratique.

Pour échanger sur le sujet, nous invitons autour de la table :

  • Bénédicte Bonzi, anthropologue spécialisée sur l’aide alimentaire et les violences alimentaires (post-doc à l’EHESS).
  • Mireille Alphonse, adjointe au Maire de Montreuil, déléguée à la Transition, à la démocratie alimentaire et en charge de la Cantine publique
  • Aurélien Denaes, co-initiateur de tiers-lieux à Malakoff (92), membre du Conseil National des Tiers-lieux, conseiller municipal délégué à l’alimentation, la restauration collective et aux circuits courts de Malakoff
  • Henry George Madelaine, co-gérant du Champ Commun, société coopérative d’intérêt collectif / tiers-lieu nourricier à Augan (56)
  • Thierry Jacquot, du secrétariat national de la Conf’, se dit citoyen avec fonction de « paysan », un métier d’utilité publique, altermondialiste, et écoute les échanges. 

Des questions et des constats vertigineux sont posés. Comment lutter contre la précarité alimentaire qui touche près de 10 millions de personnes en France ? Que faire contre la violence de notre système ? Comment se parler entre classes sociales et culturelles éloignées ? 

Les échanges avec les intervenants nous apportent des éclairages et des idées pour continuer à œuvrer pour plus de démocratie dans l’alimentation.

Pour mieux comprendre, il faut relier sécurité, souveraineté et démocratie

Je vois ces notions comme en escalier, chacune représentant un palier. Quand on n’est pas en situation de sécurité alimentaire, on n’arrive pas à penser à ceux qui produisent. On a donc d’abord besoin de sécurité. Quand on arrive à faire la différence entre une pomme et une autre pomme, qu’on arrive à s’approprier les différentes dimensions, qu’on sait qui fait quoi, on peut atteindre l’autre palier, la souveraineté alimentaire. Quand on ne se contente plus de penser mais qu’on veut développer des parallèles et agir, c’est le dernier palier, la démocratie. (Bénédicte)

L’alimentation est vitale et essentielle pour le vivre-ensemble. 

C’est une formidable clé pour renouer avec la démocratie. L’accès à l’alimentation, c’est le premier sujet politique qui existe, c’est le premier qui nous rassemble car on est tous humains, on a tous besoin de manger. Le commun essentiel de manger ensemble, cet acte-là c’est la base de la politique. C’est le levier qui va nous permettre de redonner envie de faire de la politique ensemble, les gens comprennent bien qu’il y a là quelque chose d’essentiel. (Mireille)

Des lieux pour faire vivre la démocratie

Le tiers lieu, c’est un échelon manquant dans notre société. Il y a les associations mais il faut aussi des espaces de rassemblement et de (re)politisation, des lieux pour organiser la révolution. La démarche est « fonctionnelle » : on rentre dans un tiers-lieu par l’envie de manger, de travailler, de rencontres, on discute, on vit un échange émotionnel, on fait la fête, on vit des choses fortes ensemble. Les gens attaquent les sujets alimentaires par le « fonctionnel » (besoin de manger) et pas d’abord par le politique. » (Aurélien)

« La démocratie alimentaire, c’est répondre à des besoins qui ne sont pas que physiologiques et culinaires mais aussi sociaux. Notre lieu « Le Champ commun » est une réponse à des manques en milieu rural. Ce n’est pas qu’une épicerie, c’est un lieu de convivialité, au centre du bourg, » (Henry-George)

« Les marchés paysans sur la place Jean Jaurès, à Montreuil, ça a fait beaucoup pour la prise de conscience sur ces sujets. » (Mireille)

Pour des réseaux entre communes

– un réseau d’élus municipaux délégués à l’alimentation

Il y a de plus en plus d’élus délégués à l’alimentation en mairie. C’est un signal politique conséquent. Il faut qu’on travaille ensemble, pourquoi pas à travers un réseau. (Aurélien et Mireille)

– repenser les liens entre territoires

Les élus doivent se lier avec d’autres territoires, d’abord par le biais de la restauration collective, l’organisation de la filière, la coopération entre paysans…(Aurélien)

On ne peut pas faire de l’hyperlocal, même à la campagne, il faut se parler entre territoires. (Aurore)

Faire des jumelages avec des territoires ruraux, on va pouvoir construire des choses intéressantes en termes de solidarité entre les rats des villes et les rats des champs. Il faut aussi travailler avec les chercheurs et des spécialités différentes. (Mireille)

La SSA comme ligne d’horizon

La SSA, au début je n’y comprenais rien. Aujourd’hui ça me fait du bien parce que c’est une ligne d’horizon qui se dégage devant moi, un moyen de tout décomposer d’une part, et d’autre part, de remettre les morceaux du puzzle à une place juste pour ne pas reproduire ce système qui détruit des personnes et qui est insupportable. Il y a des choses à combattre, mais face à nous on a des moyens et des savoirs faire incroyables pour produire autre chose. (Bénédicte)

S’indigner, s’engager, expérimenter, essaimer, à toutes les échelles. Ne pas attendre que cela arrive d’en haut mais faire. 

« Cette indignation au nom d’une justice est viscérale. Aux Restos du cœur, j’ai appris la volonté, et l’engagement viscéral des bénévoles. Il y a  des résistances qui tiennent depuis longtemps. » Bénédicte

 « Il se veut modeste par principe comme un grain de sable bien solide dans les engrenages du capitalisme et de la croissance toujours plus forte. Accompagner des porteurs de projets locaux mais à condition qu’ils s’associent avec les citoyens pour la vitalité même du projet et sa pérennité. C’est un projet populaire. Horizon d’auto-gestion, participation citoyenne ou dans le partage de son expérience dans l’essaimage, une demande de sens d’abord.» Henry-George

« On peut dépasser les fatalismes qui bloquent les personnes dans leurs habitudes quand il n’y a pas de plaisir. L’idée c’est de faire ses courses, boire un coup, et écouter un concert, ne pas être que des consommateurs. Ces actions locales agissent au national ! Prendre un compte que nos actions modestes, elles agissent sur le global, et il y a de plus en plus de personnes conscientes, et demandeuses de faire bouger les choses. Longue vie à nos organisations, qu’elles se développent afin de nourrir les consciences, faire un modèle équitable et solidaire pour tous les peuples.»  Thierry

Restauration scolaire ? Être dans les instances ?

DÉMOCRATIE ALIMENTAIRE

Conceptualisée pour la première fois en 1998 par Tim Lang, la démocratie alimentaire désigne une volonté et une revendication des citoyen.ne.s à reprendre le pouvoir sur la façon d’accéder à leur alimentation, en lien avec le modèle agricole qui la produit. Dominique Paturel, chercheuse à l’INRAE autour de l’aide alimentaire, y ajoute la notion de « justice sociale – à travers l’accès, la participation et le pouvoir d’agir – et celle de citoyenneté, et ce pour l’ensemble des acteurs du système alimentaire (producteurs, transformateurs, distributeurs, consommateurs). Voir définitions dans les deux ouvrages récents Le droit à l’alimentation durable en démocratie de 2020 et Nourrir : quand la démocratie alimentaire passe à table de 2021.

Nous sommes ainsi intéressés par les mécanismes et dynamiques qui visent à ce que les citoyens puissent avoir voix au chapitre sur ces enjeux dont nous devrions débattre de manière publique et démocratique. 

Nous connaissons des initiatives qui sont portées par la société civile comme les AMAPS, d’autres qui se sont institutionnalisées comme les PAT (projets alimentaires territoriaux), d’autres encore qui semblent être dans un processus d’institutionnalisation comme la dynamique actuelle pour une mise en réseau de tiers-lieux, notamment de tiers-lieux nourriciers suite à une recherche-action en 2019-2020 sur ces lieux (cycle de webinaires actuellement). Des collectifs dont les Ami.e.s de la Conf’ sont membres se sont créés pour agir sur les politiques publiques phares ayant un impact sur l’alimentation comme

  • « Pour une autre PAC » qui souhaite un changement de modèle et revendique une place plus importante des citoyens dans les décisions
  • ou bien le « Collectif pour une sécurité sociale de l’alimentation » qui cherche un outil pour rendre effectif le droit à l’alimentation via un système inspiré de la sécurité sociale de santé.
  • On peut également penser aux collectifs autour de la restauration scolaire qui existent très localement et qui ont influencé des décisions à l’échelon municipal, ainsi que les mesures de la loi EGalim pour la restauration scolaire.

TABLE DE LIBRAIRIE

Ressources bibliographiques : 

– Notre kit de mobilisation des Ami.e.s de la Conf’ 2019 pour « Décidons de notre alimentation » http://lesamisdelaconf.org/wp-content/uploads/LACP-Kit-de-mobilisation-WEB-1.pdf

-Notre kit « Regards d’Ami.e.s de la Conf’ sur le rôle des régions » : http://lesamisdelaconf.org/2021/05/17/regards-dami-e-s-de-la-conf-sur-le-role-des-regions/

– Livre Le droit à l’alimentation durable en démocratie– ouvrage collectif de Dominique Paturel et Patrice Ndiaye (2020)

– Livre Nourrir : quand la démocratie alimentaire passe à table de François Collart Dutilleul (2021)

– Brochure « Les Tiers-Lieux Nourriciers, engagés pour la transition agroécologique et alimentaire » (2020) : https://nourriciers.tierslieux.net/?Banque

https://securite-sociale-alimentation.org/

https://pouruneautrepac.eu/politique-agricole-et-alimentaire-souhaitee/

– Article « Les projets alimentaires territoriaux (PAT), entre rupture, transition et immobilisme ? » Gilles Maréchal, Julien Noel, Frederic Wallet : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02139732/document

– Livre The Great Good Place: Cafes, Coffee

Shops, Bookstores, Bars, Hair Salons, and Other Hangouts at the Heart of a Community, 1989, Ray Oldenburg

Samedi 6 novembre 2021 : Les espaces-test agricoles, levier pour des installations paysannes nombreuses et durables.

Format : présentation – échanges

Dates, horaires et lieu : samedi 6 novembre 10h – 12h en visioconférence

Intervenant.e.s :

Sylvain Pechoux de la couveuse Les Champs des Possibles

Isabelle en test d’activité caprine avec transformation.

Modalités d’inscription

Pour vous inscrire : https://urlz.fr/euPn

Formation terminée >>> compte-rendu ICI http://lesamisdelaconf.org/wp-content/uploads/CR-les-espaces-test-sam-6-nov.pdf

Pour nous contacter :

Lucie VERDIER, animatrice

contact@lesamisdelaconf.org / 07.88.53.46.99

Contexte

L’idée vous a peut-être un jour traversé l’esprit… Mais pas facile de se projeter paysan.ne sans être issu.e du métier, sans accès à la terre et sans certitude de s’épanouir dans cette activité. Il faut parfois pouvoir se tester. C’est ce que propose le réseau RENETA, Réseau National des Espaces Tests Agricoles, pour aider les porteurs et porteuses de projet qui souhaiteraient devenir paysan·n·e.

Objectifs de la formation :

– Identifier les freins et les leviers pour devenir paysan·n·e

– Avoir une vision globale du parcours à l’installation 

– Découvrir le RENETA et l’accompagnement proposé par les espaces test-agricoles

Samedi 4 décembre : Accès à une alimentation choisie pour toutes et tous : vers une sécurité sociale de l’alimentation ?

Cette formation est passée : retrouvez le compte rendu ici !

Format : conférence – échanges

Dates, horaires et lieu : samedi 4 décembre – 10h à 12h en visio-conférence.

Intervenants : Membres du collectif Pour une Sécurité sociale de l’alimentation :

  • Bénédicte Bonzi, anthropologue spécialisée autour des violences alimentaires
  • Jean-Claude Balbot, paysan référent du Réseau CIVAM pour le projet ACCESSIBLE, membre de la Confédération paysanne et de l’Atelier paysan
  • Eric Gauthier, membre de Réseau Salariat

Modalités d’inscription

Pour vous inscrire : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSc8iH2zNgweouRdMf44ISxyClMvZFVjS0DvCKqjYKEHVfCVCg/viewform

Pour nous contacter :

Lucie VERDIER, animatrice

contact@lesamisdelaconf.org / 07.88.53.46.99

Contexte

Près de 8 millions de personnes dépendent aujourd’hui, en 2021, de l’aide alimentaire en France. Initialement présentée comme un mécanisme permettant de pallier aux situations d’urgence, elle s’est aujourd’hui institutionnalisée et peut être source de grandes violences, pour les bénéficiaires comme pour les bénévoles. Certains travaux récents préconisent ainsi de la dépasser, en développant des formes d’accès durable à l’alimentation et en faisant valoir le droit international à l’alimentation.

L’objectif : garantir à toutes et tous l’accès à une alimentation choisie, tout en assurant des conditions de travail et de vie décentes à l’ensemble des acteurs du système de l’alimentation – production, transformation, distribution, consommation – . Quel rôle de nos organisations, lesquelles sont des acteurs de la transition agricole et alimentaire, pour faire appliquer le droit à l’alimentation, et mettre en place une sécurité sociale de l’alimentation ?

Objectifs de la formation :

  • mieux saisir les enjeux que recouvre l’aide alimentaire 
  • avoir un aperçu des différentes pistes proposées pour en sortir, et assurer une alimentation choisie à toutes et tous    
  • échanger et faire évoluer ces réflexions    

Samedi 9 octobre : Agriculture : un seul monde ? A la découverte d’une pluralité de métiers

Format : présentation – échanges

Dates, horaires et lieu : samedi 9 octobre matin en visioconférence

Intervenants : À plusieurs voix : 

  • Jean-François Périgné, paysan de la mer sur l’île d’Oléron (17)
  • Adèle Trueblood, maraichère en Saône et Loire (71)
  • Stéphane Galais, éleveur de bovins en Ille-et-Vilaine (35) et maraîcher en agriculture biologique avec des chevaux de trait

Modalités d’inscription

Pour vous inscrire : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSf1V637Ox2CObqdS7YI38URfLkm5aR1yTArTA66ShAcEGEYWQ/viewform

Pour nous contacter :

Lucile Alemany, coordinatrice

contact@lesamisdelaconf.org / 07.88.53.46.99

Contexte

Agriculture paysanne : quelle image projette-t-on en entendant ces mots ?

Si le métier de paysan est multiple, il existe également une pluralité d’agricultures : éleveur, maraîcher, céréalier, paysan de la mer… Lors de ce temps partagé, ils et elles seront là pour vous parler de leur métier et en montrer toute la richesse et la diversité.

Objectifs de la formation

Identifier les différentes formes d’agriculture

Avoir une vision globale de l’ensemble des métiers de l’agriculture

Mieux saisir la diversité du métier