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LETTRE TRIMESTRIELLE N°46 – FEVRIER 2018

« Ferme-usine : jusqu’où ira l’agro-industrie? ». « Non au glyphosate! ». « Les Amis de la Conf’ 17 face à MacDo ». Un portrait de paysans. Un conseil de lecture : « On achève bien les éleveurs ». L’agenda des Amis… Il ne vous reste plus qu’à cliquer pour découvrir tout ça!

Téléchargez la lettre trimestrielle n°46 de février 2018

Démocratisons l’alimentation !

 

L’alimentation et l’agriculture nous concernent toutes et tous ! On nous qualifie de consommateurs, mais c’est en tant que citoyen.nes que nous voulons décider nous mêmes de notre alimentation, être actifs, aux côtés des productrices et producteurs qui sont les premiers concernés, dans tous les lieux de décisions concernant les politiques alimentaires et agricoles. C’est cela que nous appelons la démocratie alimentaire. Aux côtés des paysan.nes du syndicat, les Ami.es de la Confédération paysanne, avec plus d’un millier de membres, revendiquent l’instauration d’une démocratie effective pour une alimentation de qualité, en quantité suffisante et accessible à toute la population.

Notre volonté est bien de penser et proposer collectivement un autre modèle sociétal, sur la base d’une véritable démocratie, respectueuse de la nature et des humains!

Télécharger le Dossier réalisé par Les Ami.e.s de la Confédération paysanne dans Campagnes solidaires, et notre intervention aux Assises de l’alimentation :

CS 328 dossier

Intervention le 14 janvier aux Assises

Déclaration de Laurent Pinatel, Confédération Paysanne

« Contre cette agro-industrie qui fait disparaître des paysans », la Confédération paysanne compte « radicaliser » ses propos et ses actions pour faire entendre ses positions sur le foncier, la juste rémunération des producteurs et, plus globalement, « l’indispensable transition agricole ».

Avant même sa présentation le 31 janvier, le projet de loi issu des Etats généraux ne satisfera pas le syndicat.

Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, aux côtés de Temanuata Girard, secrétaire générale, et Nicolas Girod, secrétaire national du syndicat, mercredi 24 janvier 2018.Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, aux côtés de Temanuata Girard, secrétaire générale, et Nicolas Girod, secrétaire national du syndicat, mercredi 24 janvier 2018. (©Terre-net Média)

« Le temps est venu de radicaliser notre discours et nos actions contre cette agro-industrie qui détruit l’agriculture paysanne », a expliqué Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, mercredi 24 janvier 2018, lors d’un point presse.

« Dans les campagnes, le désarroi des paysans s’amplifie. Il y a une vraie attente autour de nos revendications en faveur d’une agriculture paysanne », a poursuivi le représentant.

la veille de la présentation des vœux d’Emmanuel Macron au monde rural chez un agriculteur du Puy-de-Dôme adhérent du syndicat, et à une semaine de la présentation en conseil des ministres du projet de loi promis dans le cadre des Etats généraux de l’alimentation, la Confédération paysanne estime d’ores-et-déjà que « le projet de texte ne sera pas suffisant » et qu’il ne sera pas à la hauteur des propos tenus par Emmanuel Macron à Rungis en octobre dernier. « Augmenter le seuil de revente à perte et encadrer les promotions sont des mesures insuffisantes. Difficile de voir comment de telles mesures peuvent permettre un retour de valeur aux paysans. »

Sur le projet de loi résultant des Etats généraux, les représentants de la Confédération paysanne, qui ont rencontré dans la matiné Audrey Bourolleau, la conseillère agricole d’Emmanuel Macron, « espèrent », mais ont « de sérieux doutes ».

« Nous avons de sérieux doutes quant à la cohérence entre la ligne tracée à Rungis et sa traduction dans le texte par le ministre de l’agriculture. Comment sera défini le prixabusivement bas ? Quelles seront les conditions à la hausse du seuil de revente à perte ? Comment seront pris en compte nos coûts de production ? Tout cela n’est toujours pas fixé. »

Pour le syndicat, les négociations commerciales en cours entre transformateurs et distributeurs, « qui se passent très mal malgré la signature d’une charte d’engagement », sont le signe d’un nouvel échec de la prochaine loi. Pour compenser le déséquilibre du rapport de force entre producteurs, transformateurs et distributeurs, la Confédération paysanne demande à l’Etat d’assurer un « rôle d’arbitrage » dans les négociations. « Nous le constatons depuis des années. Le respect de la concertation par tous les acteurs défendu par le Gouvernement ne suffit pas », explique Nicolas Girod, secrétaire national du syndicat.

Une politique « insuffisante pour une transition agricole »

Au-delà du projet de loi à venir, la Confédération paysanne estime que la politique agricole conduite par Emmanuel Macron n’est pas suffisante pour une « véritable transition agricole » et « un juste revenu des paysans ». « Dans les plans de filière élaborés par les interprofessions, il y a une vision de filière, dans une logique de volume, mais pas de vision pour les producteurs », renchérit Laurent Pinatel.

Il y a pourtant, aux yeux des représentants de la Confédération paysanne, des « signaux positifs ». Au premier rang desquels figure l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. « C’est la première fois qu’on entend du gouvernement qu’il faut moins consommer de terres agricoles et que la vocation agricole de ces terres doit perdurer. Il faut maintenant laisser les acteurs locaux proposer des projets agricoles. Sur la « Zad », le retour de l’élevage est une évidence. »

L’année 2018 s’annonce intense pour le syndicat. « 30 % des agriculteurs ont plus de 55 ans. Nous sommes à un moment crucial pour l’agriculture. Souhaitons-nous un renouvellement des générations permettant le développement d’une agriculture paysanne pourvoyeuse d’emploi ? Ou laissera-t-on la robotisation, l’agrandissement ou le salariat se substituer aux paysans ? C’est toute la réflexion à poursuivre et concrétiser cette année. »

Le syndicat a également les prochaines élections Chambres d’agriculture dans son viseur. « L’échéance de janvier 2019 va rythmer notre année. C’est une élection importante, car elle détermine à la fois les forces qui géreront les Chambres d’agriculture, et surtout la représentativité syndicale. »

Plaquette et autres moyens de communication des Amis de la Confédération paysanne

Télécharger ici la Plaquette des Amis de la conf
Nous tenons aussi à votre disposition notre Lettre trimestrielle (46 numéros !), nos communiqués, des affiches et des dossiers (gratuits), mais aussi
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Pour un arrêt immédiat de l’utilisation du glyphosate !

Les tergiversations européennes pour le maintien ou l’arrêt de l’utilisation du glyphosate témoignent d’un débat déterminant sur l’avenir de notre agriculture et de la santé des consommateurs et salariés de l’agro-alimentaire face aux intérêts des multinationales.

Alors que le glyphosate a été classé cancérogène probable par le Centre International de Recherche contre le Cancer (CIRC), la France doit prendre position clairement pour l’interdiction rapide de cette substance.

Les États Généraux de l’Alimentation doivent acter la transition agricole vers des solutions culturales agro-écologiques afin d’influencer les décisions de la Commission européenne. La Recherche publique doit bénéficier de moyens qui activent durablement les alternatives biologiques aux pesticides. Continuer la lecture de Pour un arrêt immédiat de l’utilisation du glyphosate !